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Sourds et malentendants

Un enfant sur mille en France est sourd.

Notre pays compte aujourd’hui 4 millions de sourds et malentendants (*). On évalue à plus de 40 millions en Europe, le nombre de personnes concernées par ce handicap, qui est aussi le premier en nombre de personnes touchées. De plus l'allongement de l’espérance de vie a pour conséquence l'augmentation du nombre d’hommes et de femmes connaissant des problèmes de surdité avec l’âge.

Pourtant il s’agit d’un des handicaps les moins connus.

La communication orale représente pour chacun le vecteur principal d’échange au quotidien, et on mesure facilement l’importance de la privation de cette capacité.

On aurait pu imaginer que le second vecteur, l’écrit, pourrait pallier cette carence en matière de communication mais là encore les sourds se heurtent à des difficultés méconnues :

La syntaxe et la structure grammaticale de la Langue des Signes Française (LSF) sont totalement différentes du Français. Cette langue n’est donc pas pour beaucoup, et en particulier les sourds de naissance leur langue maternelle. Ils la pratique de la même manière que des étrangers, avec plus ou moins de facilité. Près de 60% des sourds profonds ont des difficultés variables avec l’écriture et la lecture (cependant les mêmes communiquent aisément en LSF). On parle communément “d’analphabétisme fonctionnel”. De plus, l’accès à l’éducation reste compliqué pour des enfants atteints de ce handicap et cela impacte leur apprentissage de la langue. Toutefois, des progrès en la matière ont été faits ces dernières années notamment sous la pression des organisations chargées de la défense des sourds.

En attendant, les avancées technologiques peuvent pallier ces difficultés en permettant aux sourds et malentendants d’utiliser l’Internet et les outils de télécommunications mobiles pour communiquer entre eux. Les sourds se sont rapidement approprié toutes les nouvelles technologies disponibles.

Les sourds utilisent plusieurs moyens pour communiquer :

  • La Langue des Signes Française ou LSF est le moyen le plus connu et probablement le plus impressionnant  pour les “entendants” . Un code, le langage parlé complété (LPC), existe aussi même s'il est moins pratiqué. Il est important de savoir que chaque langue, voire chaque pays à sa propre langue des signes.
  • L’oralisation et la lecture labiale : l’expression sourd-muet fréquemment utilisée est inappropriée. La surdité n’empêche pas de parler, mais ne permet pas de moduler sa voix aussi efficacement que si l’on entendait. Toutefois de nombreux malentendants, en particulier s’ils sont équipés d’appareils auditifs peuvent parler avec des entendants, et complètent les phrases qu’ils peuvent partiellement entendre par une lecture labiale. Il faut évidemment être à proximité de son interlocuteur et cela exclut une bonne partie des communications téléphoniques.
  • À distance, les sourds utilisent les webcam, pour échanger en LSF, le “Tchat’” ou messagerie instantanée, les SMS, les MMS, la visiophonie mobile ou Visio 3G, les emails, les formulaires ou les fax. La difficulté consiste pour eux à saisir précisément le sens des messages reçus, et à se faire comprendre à leur tour. Bien sûr, entre eux la communication est fluide et efficace.

Compter uniquement sur l’écrit provenant de personnes ignorant les spécificités du monde sourd n’est pas une solution efficace. DEAFI a donc choisi de former des sourds ou des malentendants au métier de la relation client à distance pour en faire des experts qualifiés, aptes à communiquer efficacement avec leurs interlocuteurs.

(*) Source : Union Nationale pour l’Intégration Sociale des Déficients Auditifs. www.unisda.org

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